Le guide pratique · Révisé le 28 octobre 2026
Un PC peut servir à comprendre le minage, mais il n’est généralement pas compétitif pour miner directement du Bitcoin face aux ASIC spécialisés en SHA-256. Recevoir un paiement en BTC ne prouve pas que votre ordinateur mine Bitcoin : certains services minent d’autres actifs ou vendent votre puissance de calcul. Commencez par identifier l’activité et mesurer le coût électrique.
PC, ASIC, pool : trois notions à ne pas mélanger
| Situation | Ce qui se passe | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|---|
| Minage direct de Bitcoin | Recherche de blocs par preuve de travail SHA-256 | Hashrate SHA-256 mesuré, consommation à la prise, pool ou minage en solo |
| Minage d’un autre actif, paiement en BTC | L’actif miné est ensuite converti ou le paiement est libellé en BTC | Algorithme, conditions de conversion, commissions, seuil de paiement |
| Location de puissance de calcul | Un acheteur utilise la puissance mise à disposition | Prix payé, commission du service, disponibilité et contrepartie |
| Cloud mining | Un prestataire promet une part de production distante | Existence du matériel, contrat, coûts, durée, recours et risque de fraude |
Un ASIC est un circuit conçu pour une tâche spécialisée. Un chiffre en « MH/s » issu d’un test sur un autre algorithme ne se compare pas directement à un chiffre en « TH/s » SHA-256. Un nom commercial ou une capture de paiement ne remplace pas une mesure reproductible.
Faire tourner un nœud Bitcoin permet de vérifier les règles du réseau. Ce rôle est distinct du minage et ne procure pas automatiquement une rémunération. Le guide de Bitcoin.org décrit un minage concurrentiel, dont la rentabilité dépend du matériel, de l’énergie et des conditions du réseau.
Un calculateur qui montre aussi les coûts
Voici un modèle pédagogique de part de puissance. Il utilise une moyenne théorique de 144 blocs par jour et une subvention de 3,125 BTC par bloc, celle de la période commencée au bloc 840 000 en avril 2024. Les frais de transaction, variables, sont exclus du modèle. Ce n’est ni un benchmark de PC ni une estimation du réseau en temps réel.
Les valeurs de départ sont entièrement fictives. Remplacez-les par vos propres mesures et un relevé daté du réseau avant toute comparaison.
Calcul local, sans compte, sans wallet et sans envoi des valeurs. Moyenne théorique avant matériel, refroidissement, pannes, fiscalité et variation du réseau. Les paiements réels et leur calendrier dépendent notamment du pool ; le solo peut ne rapporter aucun bloc.
Les formules, pour pouvoir les refaire
BTC théoriques/jour = votre hashrate ÷ hashrate du réseau × 144 × 3,125. Utilisez les mêmes unités : 1 EH/s = 1 000 000 TH/s. Les recettes en euros résultent de ce montant multiplié par le prix hypothétique du BTC, puis diminué de la commission du pool. L’électricité coûte watts ÷ 1 000 × 24 × prix du kWh pour un fonctionnement continu.
Avec les valeurs fictives affichées, 1 TH/s représente un milliardième d’un réseau de 1 000 EH/s. La production théorique est de 0,00000045 BTC/jour, soit 0,027 € avant commission à 60 000 €/BTC. Le coût électrique est de 4,80 €. Le déficit n’est pas corrigé par le fait d’afficher les recettes en BTC.
Faire un test utile en cinq relevés
- Identifiez le matériel et l’algorithme. Notez la version du logiciel et sa provenance. Un résultat sans ces éléments ne se compare pas.
- Mesurez à la prise. La consommation annoncée du processeur ou de la carte graphique n’inclut pas nécessairement toute la machine.
- Relevez une durée suffisante. Séparez démarrage, fonctionnement stable et interruptions. Un pic pendant quelques secondes ne suffit pas.
- Lisez la tarification. Commission du pool, conversion, retrait, seuil minimal et conditions de paiement changent le résultat encaissable.
- Consignez la date des hypothèses. Le prix du BTC, la puissance et la difficulté du réseau évoluent. Un résultat de test n’est pas une rente future.
Ajoutez ensuite le coût du matériel réparti sur une durée raisonnable, la ventilation, le bruit et les contraintes de votre logement. Si le solde est négatif avant ces postes, le calcul simplifié ne démontre déjà pas une rentabilité.
Trois signaux qui justifient de s’arrêter
- Une somme fixe garantie chaque jour, sans expliquer le matériel, le réseau ni les frais.
- Un « retrait débloqué » seulement après un nouveau versement, une taxe privée ou le recrutement d’autres personnes.
- Un logiciel qui demande votre phrase de récupération, la désactivation permanente de vos protections ou un accès distant sans nécessité clairement établie.
Vos questions, simplement
Miner avec une carte graphique, est-ce miner du Bitcoin ?
Pas nécessairement. Vérifiez l’algorithme utilisé et l’actif effectivement miné. Une conversion finale en BTC ne change pas le travail réalisé au départ.
Un pool garantit-il les recettes du simulateur ?
Non. Il mutualise la participation et définit ses propres règles de rémunération. Le modèle donne une moyenne simplifiée, pas une créance sur le pool.
L’électricité solaire rend-elle le minage gratuit ?
Non. Il reste le matériel, son usure, les frais et le coût d’opportunité de l’énergie. Une énergie que l’on pourrait consommer ou vendre autrement a aussi une valeur.
Sources et méthode
- Bitcoin.org : questions sur le minage — documentation consultée le 28 octobre 2026.
- Bitcoin.org : halving et subvention de bloc — période commencée au bloc 840 000 ; consulté le 28 octobre 2026.
- Blockstream : fonctionnement du halving — documentation consultée le 28 octobre 2026.
Vérification documentaire : 28 octobre 2026. Les exemples chiffrés créés par CryptoFlash sont signalés comme tels. Les informations de cette page sont générales et pédagogiques.
